François Rebsamen en appelle aux Opca pour la réussite de la réforme de la formation professionnelle

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En début de semaine, le 4 mai dernier, le ministre socialiste du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, monsieur François Rebsamen, a convié à son ministère les présidents et vice-présidents des Opca, à savoir les organismes paritaires collecteurs agréés par l’Etat, qui recueillent les contributions financières des entreprises concernant la formation professionnelle continue des salariés, qui depuis le début de l’année a été réformée, suite à la promulgation de la loi, le 5 mars 2014, relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, qui vise à offrir à ceux qui en ont le plus besoin une formation professionnelle qui se veut avant tout de qualité et certifiante.

Une reforme qui a du mal à prendre et dont la mise en application rencontre depuis plusieurs semaines des difficultés, les entreprises ne maîtrisent pas bien le sujet, la réforme étant mal connue et l’accès aux formations jugé trop complexe, de nombreux salariés n’ont encore aucun compte personnel de formation (CPF) et avec tout ce chamboulement, les organismes de formation se plaignent d’une baisse de leur activité. « Mort-née », « usine à gaz », des qualificatifs peu élogieux sont associés à cette réforme qui est loin de recueillir tous les suffrages. L’intervention du ministre était donc bienvenue pour recadrer les choses, devant les Opca, mais aussi le Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation (Copanef) et le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

Le ministre a ainsi rappelé que par cette réforme, le gouvernement souhaitait une réorientation profonde de la formation professionnelle en faveur notamment des salariés des PME ou encore des demandeurs d’emploi, avec une approche plus qualitative que quantitative de la formation. Les Opca étant au centre du dispositif, en tant que « porteurs du changement en matière de formation professionnelle », en charge de vérifier la qualité des formations mais aussi d’accompagner les entreprises dans leurs choix pour que les formations soient utiles d’un point de vue stratégique. Et pour que le CPF monte en puissance, François Rebsamen demande ainsi aux Opca d’ « instruire les demandes de formation de manière totalement fluide et rapide » et de travailler auprès des entreprises en les conseillant et en les aidant à mieux appréhender la réforme. Le ministre a également annoncé la mise en place de nouveaux outils : pour faciliter « le traitement des demandes dans le cadre du CPF », mais aussi de communication pour « mieux saisir les enjeux autour de l’utilisation concrète du compte ». Il a également appelé de ses vœux le développement des contrats de professionnalisation.

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