Pour une restauration au bilan carbone allégé

Bon pour le climat, environnement , empreinte carbone, restauration, François PasteauRéduire son empreinte carbone est une volonté affichée par de nombreux industriels souvent montrés du doigt pour la pollution qu’ils génèrent mais pas que… beaucoup d’autres entreprises ont pris conscience de la nécessité d’œuvrer chaque jour pour préserver l’environnement, parmi ces dernières : les entreprises relatives aux métiers de bouche et plus particulièrement les restaurateurs. A l’approche de la conférence sur le climat de l’ONU qui se tiendra à Paris à l’hiver prochain, une belle initiative a vu le jour autour du chef de l’Epi Dupin François Pasteau, soutenu par Claire Tutenuit, Jean-Luc Fessard et Marguerite Brechat, membres de l’équipe de direction de l’association « Bon pour le climat » qui vise le label COP-21 et qui compte déjà une vingtaine de restaurants adhérents.

L’association qui vient d’être créée a pour but de réduire l’impact de l’alimentation sur le climat, en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre et contre le gaspillage alimentaire. Elle veut ainsi promouvoir « une alimentation qui a du goût tout en étant « bonne pour le climat » ». Le journal de l’environnement rappelant que « notre alimentation est à l’origine du tiers environ de nos émissions de GES (gaz à effet de serre) ».

Concrètement, cela passe par l’adoption de menus à faible empreinte carbone, avec l’utilisation de produits locaux, de saison, plus axés sur le végétal, les productions animales étant à l’origine de dix fois plus de gaz à effet de serre, sans oublier la valorisation des déchets. L’association offre un accompagnement aux personnes souhaitant adopter cette nouvelle démarche de restauration écoresponsable et durable, avec une aide pour trouver les bons produits, les producteurs et établir des recettes. L’exemple de François Pasteau, qui tient les cuisines de l’Epi Dupin, est à suivre : tri sélectif à tous les niveaux, collecte des biodéchets via un véhicule électrique pour la méthanisation de ces derniers, travail avec des produits locaux, avec des poissons issus de la pêche artisanale et durable, récupération et revalorisation des épluchures, récupération des huiles usagées…

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