Interface recycle des pare-brise pour faire des dalles de moquette

© Interface

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Dans le cadre de son engagement « Mission Zéro », le fabricant de dalles de moquette Interface, qui vise à réduire significativement son empreinte environnementale, avec pour objectif à atteindre, d’ici 2020, l’élimination de tout impact négatif sur la planète, a mis au point un substitut au latex (utilisé pour la couche primaire des dalles de moquette) à base de polyvinyle de butyral (PVB) issu d’anciens pare-brise automobiles. Une première mondiale qui permet le recyclage du polyvinyle de butyral, soit le film plastique présent dans le verre feuilleté des pare-brise pour empêcher ces derniers de se briser, qui jusqu’alors ne l’était pas.

Le développement durable étant au cœur des préoccupations d’Interface, la société ne peut que se réjouir de l’élaboration de ce procédé, en partenariat avec Shark Solutions, qualifié d’inédit qui a nécessité de nombreuses années de recherches pour aboutir : « La couche en PVB marque l’aboutissement de 10 ans d’innovation radicale chez Interface. Non seulement il s’agit d’une grande victoire pour notre Mission Zéro, mais cela valide également notre position de leader en matière d’écologie industrielle », a ainsi souligné le vice-président senior des opérations d’Interface, Ton van Keken. Le PVB des pare-brise, qui était alors un déchet dont on ne savait que faire pour le revaloriser, trouve ici une utilité et une nouvelle vie en tant que matière première pour des dalles de moquette.

En ayant recours au PVB, Interface fait d’une pierre deux coups, la société réduit ainsi l’empreinte carbone de ses dalles de moquette : « L’utilisation du PVB recyclé permet de réduire l’empreinte carbone de la couche primaire de 80 % par rapport au latex traditionnel », mais elle prolonge aussi la durée de vie utile du PVB, un matériau dont ne risque pas de manquer Interface, quand on sait « qu’il y a plus de 1 milliard de voitures dans le monde et que 5 à 6 % des propriétaires de ces voitures changent leur pare-brise chaque année. » Interface indique qu’environ 1 million de tonnes de matériau recyclé PVB est disponible à travers le monde, matériau de surcroît non toxique et non corrosif. L’emploi du PVB à la place du latex va permettre à Interface de se rapprocher de son objectif pour 2020 d’utiliser des matières premières 100 % recyclées ou d’origine biologique, portant ainsi le taux à 66 %.

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