Forêt française et changement climatique : l’initiative innovante de La Poste et des régions du Massif Central

© PublicDomainPictures

© PublicDomainPictures

Après avoir développé, dès 2012, des projets de compensation carbone avec le financement de projets de solidarité climatique à l’international, La Poste renforce sa politique volontariste de lutte contre le changement climatique en soutenant les projets de Gestion Forestière Améliorée du GIP Massif Central.

La Poste, avec la participation de La Banque Postale,  les Régions, à travers leur groupement d’intérêt public interrégional pour le développement du Massif central (GIP Massif central), et des forestiers du Massif central, viennent de nouer un partenariat inédit en matière de développement local et de lutte contre le changement climatique. Ce partenariat innovant consiste en la mise en place de quatre projets pilotes, sur 4 départements,  susceptibles d’initier une dynamique exemplaire dans le domaine de la production forestière et de la préservation de la biodiversité.  Innovant de par son ampleur (plus de 70 hectares) et de par ses ambitions,  ce projet repose sur une volonté : aller plus loin qu’un scénario de gestion « traditionnel » des forêts pour prendre en compte les différentes dimensions climatiques, environnementales, économiques et sociétales des forêts.

 

Un projet du programme « CLIMAT+ Massif Central »

La Poste et La Banque Postale ont choisi de s’associer à la démarche du GIP Massif Central dans le cadre du programme « CLIMAT+ Massif central », véritable laboratoire naturel de lutte contre le changement climatique, dont l’objectif est la mise en place de standards à l’échelle locale en accord avec les exigences climatiques internationales.

Sur la base d’un investissement initial financé par La Poste, avec la participation de La Banque Postale, des groupes de forestiers s’engagent collectivement dans un mode de gestion de leur forêt établi sur la base des gains en matière de services environnementaux (biodiversité, captation et séquestration du carbone, lutte contre l’érosion des sols, filtration des eaux) et économiques  (production de bois, d’énergie, de bois d’œuvre, pérennisation et développement des emplois autour de la filière bois).

La démarche vise ainsi à réamorcer, là où c’est le plus compliqué à mettre en œuvre, un cercle vertueux de gestion durable en forêt qui permet tout à la fois d’adapter la forêt au changement climatique, de stocker plus de carbone dans les arbres, d’accroître la séquestration de carbone et de dynamiser les filières sylvicoles locales en améliorant la valeur du bois. Elle permet  également de créer des emplois non délocalisables, de maintenir ainsi des populations actives dans les territoires ruraux et d’assurer une reconnaissance plus forte du rôle des forestiers volontaires dans des nouveaux modes de gestion des forêts. En bref, de mieux concilier production forestière et préservation de l’environnement.

Ces projets, situés en Margeride (48), Combrailles (63), Haute-Vienne (87) et Ardèche (07), présentent une variété de situations intéressantes en termes de diffusion des bonnes pratiques.

Localement, ces projets vont porter sur les  Communes suivantes :

  • Combrailles- 63 : Combrailles, Youx, Saint-Gervais-d’Auvergne, Saint-Etienne-des-Champs introduction de nouveaux modes de gestion plus adaptés au rôle de puits de carbone de la forêt (atténuation du changement climatique) sur des parcelles en impasse viticole.
  • Haute-Vienne- 87 : La Chapelle-Montbrandeix, Pensol, Saint-Junien, Bussière-Galant, Ladignac-le-Long, Dournazac, Cheronnac, Saint-Cyr : projet intégrant les dimensions de préservation et d’amélioration de la biodiversité, avec la conversion de taillis en futaies.
  • La Terre De Peyre- 48 : Javols, St-Sauveur de Peyre, Aumont-Aubrac : réalisation d’une sylviculture qui permette de produire d’avantage de bois d’œuvre à l’hectare et donc de séquestrer plus de carbone sur une surface regroupée de plus de 500 hectares.
  • Ardèche- 07 : Vans, Malbosc, Banne et Saint-Paul-le-Jeune : boisement en pin de Salzmann (essence autochtone emblématique et adaptée localement au changement climatique) sur des parcelles incendiées notamment.

En intégrant ainsi cette expérimentation, et en soutenant des projets innovants, La Poste permet à la démarche « CLIMAT + territoires  » d’atteindre cet objectif prometteur.

A propos du programme « Climat+ Territoires» de La Poste
Afin de prolonger la politique environnementale actuelle de La Poste, et de répondre à un enjeu stratégique de création de valeur socio-environnementale en France, La Poste, au travers de sa Branche Services-Courrier-Colis, a  décidé de donner une inflexion plus locale à sa démarche en y ajoutant un volet complémentaire : il s’agit du nouveau Programme « Climat+ Territoires » lancé en Janvier 2015.

Il vise ainsi à soutenir des projets innovants en France à dimension socio-environnementale, avec un triple-objectif :

  • « compenser » l’empreinte environnementale locale,
  • favoriser l’adaptation au changement climatique,
  • créer de la valeur en territoires.

La Banque Postale, très fortement mobilisée pour mesurer et réduire ses émissions de CO2, participe également au programme Climat + Territoires en finançant pour une partie le dispositif grâce à son fonds carbone interne, lancé en 2015.
Depuis plus de 10 ans, La Poste fait du développement durable l’une des priorités de sa stratégie d’entreprise. La Branche Services-Courrier-Colis et la Banque Postale se sont engagées à réduire de 15% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Depuis 2012, La Poste est devenue le 1er opérateur postal majeur à assurer la neutralité carbone intégrale de toutes ses offres.

A propos du  GIP Massif Central :
Le groupement d’intérêt public interrégional pour le développement du Massif central (GIP Massif Central) regroupe les 6 conseils régionaux d’Auvergne, Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes. Ensemble, ces Régions ont choisi de fédérer leur action au profit du développement durable du Massif central, en valorisant les atouts environnementaux et la capacité d’innovation de ce territoire. Elles ont confié au GIP l’expérimentation de nouveaux modèles économiques liés aux services environnementaux. Le GIP Massif central est également l’autorité de gestion des fonds européens dédiés au Massif central.

commentaires