Économie circulaire, transition énergétique bas-carbone : les solutions des Laboratoires Pierre Fabre

© Pierre Fabre

© Pierre Fabre

Dans le cadre du salon Solutions COP 21 au Grand Palais, ACIDD (Association pour la communication sur le développement durable)[1] a organisé une conférence sur le thème “L’économie circulaire au service de la transition énergétique bas-carbone”.  Cette table ronde a permis aux Laboratoires Pierre Fabre, et notamment ses marques Klorane, Ducray, A-Derma et Naturactive, de présenter leurs initiatives pour passer d’une économie linéaire à une économie circulaire.

Tandis que se déroulent les négociations de la COP21, les trois experts[1] invités par ACIDD à la table ronde ont débattu sur les liens entre économie circulaire et changement climatique. Selon l’Institut de l’économie circulaire, elle constitue l’une des clés de la lutte contre le dérèglement climatique en contribuant au découplage entre émissions de gaz à effet de serre (GES) et croissance économique. D’après un récent rapport publié[2] par l’Institut et le cabinet EY, « lorsque l’économie circulaire est adoptée au cœur du modèle d’affaire des entreprises, elle réduit les émissions de GES : les études de cas permettent d’observer des réductions allant jusqu’à – 34% d’émissions par rapport à un système de production linéaire”.

Laboratoires Pierre Fabre : l’économie circulaire en actes

Dans le cadre de leur politique RSE (auditée depuis 2012 par AFNOR Certification selon le référentiel AFAQ 26000), les Laboratoires Pierre Fabre se sont fortement engagés dans la transition énergétique bas-carbone à travers la mise en œuvre de projets d’économie circulaire privilégiant :

1/ La production locale pour des transports minimisés

  • Sur les 50 implantations Pierre Fabre en France, 25 sites sont localisés dans le Tarn, berceau historique du Groupe. Parmi ces sites tarnais : l’usine d’extraction des actifs végétaux à Gaillac et l’usine de production de produits dermo-cosmétiques à Soual, près de Castres.

2/ L’agriculture biologique pour bannir les engrais chimiques et les pesticides

  • 80 % environ des volumes de plantes valorisées par l’usine d’extraction de Gaillac sont issus de filières certifiées agriculture biologique ou sans traitement phytosanitaire d’origine chimique.
  • 200 ha de plantes sont cultivés dans le Tarn par les agronomes du Groupe, selon le référentiel de l’agriculture biologique.

3/ L’écoconception des produits pour diminuer leur impact carbone

  • L’écoconception est un facteur critique de diminution de l’impact carbone des fabricants de produits finis. Pour Pierre Fabre, 85% de ses émissions carbone se concentrent ainsi sur trois postes : les matières premières, les articles de conditionnement et le fret.
  • En comparaison, la consommation énergétique de ses sites industriels n’est que le 4ème poste d’émission carbone du Groupe, avec à peine 10 % des émissions !
  • Des analyses du cycle de vie (ACV) sont réalisées sur toutes les marques du Groupe.
  • 50% des produits commercialisés par Klorane, marque dermo-cosmétique la plus ancienne du Groupe, sont d’ores et déjà éco-conçus.
  • Ducray a retravaillé la conception de son shampoing phare, Ducray Extra-Doux en mettant au point une formule biodégradable sans silicone (selon les normes internationales OCDE 301 B. De plus, toutes les émissions de GES générées par sa fabrication de la gamme Extra-Doux sont compensées via un programme de compensation carbone.

4/ La biomasse pour remplacer les énergies fossiles  

  • Première mondiale, une chaudière à biomasse alimentée par les marcs de 3 plantes médicinales (Pervenche tropicale, Serenoa Repens et Avoine Rhealba®) est installée dans l’usine dermo-cosmétique de Soual (Tarn). Ces marcs de plantes proviennent de l’usine d’extraction des végétaux de Gaillac située à moins de 50 kms de Soual.
  • 1 000 tonnes de déchets (marcs de plantes) sont ainsi valorisées et 60% de la consommation de gaz de l’usine de Soual est remplacée par une énergie renouvelable.
  • Le bilan carbone de l’usine de Soual est réduit de 1600 T de CO2 par an, soit une réduction de 5% de l’empreinte totale du site.

A l’issue de la conférence, Séverine Roullet-Furnemont, Directrice de l’Environnement et du Développement Durable des Laboratoires Pierre Fabre, a déclaré : « L’économie circulaire est une solution en totale cohérence avec la stratégie RSE du groupe Pierre Fabre fondée sur le respect du patrimoine végétal et sur l’ancrage régional qui favorise les circuits courts. Selon les experts, un réchauffement climatique de 2 à 2,5 C° entraînerait une perte d’environ 30 % de la biodiversité. Avec 70% de notre activité générée par des produits d’origine naturelle, nous sommes directement concernés par cet enjeu. Notre engagement à réduire l’ensemble de nos impacts environnementaux et à mettre en œuvre des solutions innovantes nous permet de contribuer au développement d’un modèle circulaire. »


[1] www.acidd.fr
[2] . François-Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire, Député des Bouches du Rhône, Vice-président de la commission développement durable de l’Assemblée nationale
Antoinette Guhl, Adjointe à la Maire de Paris chargée de l’Economie sociale et solidaire, de l’Innovation sociale et de l’Economie circulaire – Conseillère du 20ème arrondissement de Paris
.  Séverine Roullet-Furnemont, Directrice du développement durable des Laboratoires Pierre Fabre
[3]  « L’économie circulaire : une trajectoire clé pour la lutte contre le dérèglement climatique », rapport publié par EY en 2015, disponible sur internet http://www.institut-economie-circulaire.fr/Etude–L-economie-circulaire-une-trajectoire-cle-pour-la-lutte-contre-le-dereglement-climatique_a933.html

commentaires