Des sociétés toulousaines adoptent la pause « petit creux » durable

© A Croquer/Synethic

© A Croquer/Synethic

Dans la région toulousaine, plusieurs sociétés dont Sigfox, Butagaz, Aéroport Toulouse Blagnac, Ineo GDF Suez, Ekito, Prometil, Y-Nov… ou encore CGI ont fait le choix d’un achat responsable en ce qui concerne la pause « petit creux » de leurs salariés, en optant pour la solution « A Croquer » développée cette année par l’association Synethic, à savoir un service de livraison de corbeilles de fruits, l’idée sous-tendant ce projet étant, bien sûr, de fournir une collation plus saine, synonyme de meilleure santé, aux employés. Les entreprises étant plus traditionnellement envahies par les distributeurs automatiques avec bonbons, gâteaux et autres barres chocolatées riches en sucre au programme, 80 % des entreprises de plus de 100 salariés étant équipées de distributeurs automatiques selon un chiffre fourni par la Chambre Syndicale Nationale de vente et services automatiques (Navsa).

Mais « A Croquer », c’est bien plus que des fruits frais de saison livrés en entreprises, le service revendiquant « son fort impact sociétal » et de fait, en passant commande de ces corbeilles, les entreprises apportent indirectement leur soutien à plusieurs acteurs de l’économie locale : en premier lieu, les producteurs de ces fruits de la région Midi-Pyrénées soucieux de la protection de l’environnement : les Vergers de Notre Dame qui fournit des fruits de plein champ, l’exploitation arboricole de Moissac (Lycée Agricole) dont le maraîchage est AB, le Jardin de Julie qui produit pommes, raisin, fraises, framboises, mûres, pêches, nectarines…, la Ferme de Clejust qui dispose de 4 hectares de plants de kiwis et dans la région de Valence, Val dela Casella spécialisé dans les agrumes bio. Et comme écrin pour ces fruits, des corbeilles également de fabrication locale, venant de la Vannerie sans prétention qui travaille avec de l’osier cultivé bien entendu localement ! La concentration des producteurs autour d’un même lieu permettant de moins impacter l’environnement avec les transports et l’empreinte carbone liée.

Et le projet se voulant le plus vertueux possible, il s’inscrit également dans une démarche en faveur de la biodiversité : sur les 40 euros que coûte la corbeille de fruits de 8 kg, 1 euro va directement à destination de projets d’agroforesterie en Midi-Pyrénées.

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