CO2 : une concentration mondiale record en mars

JuergenGER

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Il devient plus qu’urgent de trouver un accord mondial pour lutter efficacement contre les dérèglements climatiques, quand on lit le dernier rapport établi par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA ou Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, elle a été créée en 1970) concernant la concentration de dioxyde de carbone mondiale moyenne, qui n’est pas du tout en faveur de la préservation de la planète. A quelques mois du début de la COP21, conférence sur le climat (du 30 novembre au 11 décembre 2015), à Paris, le CO2 a enregistré un niveau record jamais atteint jusque-là.

Se basant sur les résultats obtenus au niveau de 40 stations de mesure présentes à travers le monde (il y en a environ 130 en tout), la National Oceanic and Atmospheric Administration a établi que le mois de mars dernier a été le pire des mois, avec un dépassement du seuil de 400 parties par million (ppm). Une situation historique à l’échelle mondiale, mais qui ne semble pas étonner le scientifique Pieter Tans, qui surveille les gaz à effet de serre à la National Oceanic and Atmospheric Administration. Le phénomène ayant déjà été observé dans l’Antarctique et à Hawaï, respectivement en 2012 et 2013. Mais là, c’est sur le plan planétaire ! « Ce n’était qu’une question de temps », a-t-il ainsi déclaré fataliste.

Le bouleversement (à la hausse) du taux, longtemps resté sous les 300 parties par million, au moins 800 000 ans, est le fait de la révolution industrielle et de l’utilisation en masse des énergies fossiles qui l’a accompagnée, énergies dont on essaie aujourd’hui de se défaire : la fameuse transition énergétique pour une croissance verte. Pour le mois de mai, le taux devrait rester au-dessus de 400 parties par million selon le scientifique de la National Oceanic and Atmospheric Administration, Ed Dlugokencky.

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