Bassin de Galilée : BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale refusent de financer le projet charbonnier

Bassin de Galilee, BNP Paribas, Credit Agricole, Societe Generale, charbon, environnementA l’heure où beaucoup de monde a déjà pris conscience de la nécessité de préserver l’environnement en adoptant une démarche de développement durable et où dans divers domaines d’activité, de nombreuses initiatives sont prises pour abandonner les énergies fossiles au profit d’autres renouvelables et plus propres, de l’autre côté du globe, en Australie, se prépare un projet minier de très grande envergure dans le bassin de Galilée, où pas moins de neuf mines de charbon doivent entrer en exploitation, la création d’infrastructures étant également au programme, pour assurer le bon fonctionnement du site, à savoir une voie ferrée et l’extension d’un terminal portuaire à Abbot Point.

Un projet qui, s’il devient réalité, aurait de graves conséquences d’un point de vue écologique : 705 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an étant ainsi à prévoir ! Ce qui n’a pas manqué de faire réagir différentes ONG, ce projet étant une menace pour la Grande Barrière de Corail, les collectivités et, bien sûr, le climat, alertant alors les banques françaises susceptibles d’apporter leur soutien financier : BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale. Chacune a ainsi reçu une lettre leur demandant de s’engager publiquement à ne pas financer le projet du bassin de Galilée (mines et infrastructures comprises).

Le message a bien été reçu par les trois banques qui ont indiqué, via leur directeur RSE et développement durable, il y a quelques semaines, qu’elles ne participeraient aucunement. Il faut dire qu’un tel financement aurait fait « tache », quand la France s’apprête à accueillir la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21/CMP11), du 30 novembre au 11 décembre 2015.

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