APPAS défend l’accompagnement sexuel des personnes handicapées

handicape travailAlors que  Parlement a adopté en deuxième lecture le nouveau projet de loi sur la prostitution qui prévoit la pénalisation des clients, l’APPAS (Association pour la promotion de l’accompagnement sexuel) demande une « exception à la loi » pour les personnes handicapées.

Le nouveau projet de loi sur la prostitution, dont le gouvernement souhaite une mise en oeuvre rapide, renforce la lutte contre le proxénétisme et prévoit aussi pour la première fois en France une pénalisation du client, à l’exemple des pays abolitionniste comme la Suède ou tout récemment l’Irlande. Selon le texte de loi, toute personne faisant appel au service d’un(e) prostitué(e),  risque une amande de 1500 euros. L’APPAS, qui offre un accompagnement sexuel aux personnes handicapées, réclame une exception pour les associations comme elle ayant une activité d’assistance sexuelle et les personnes handicapées, « sur le même schéma que ce qui existe au niveau du code de la Santé publique » qui régit les rapports entre structures et patients. Elle demande la « légalisation de l’accompagnement sexuel en France, à l’instar d’autres pays européens » (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Danemark, Autriche, Italie et Espagne).

« L’idée n’est pas de défendre la prostitution, mais la liberté pour chacun de vivre sa vie sexuelle comme il l’entend », explique Caroline Zorn,  l’avocate de l’association. Et d’ajouter : « Aujourd’hui dans le droit français, on ne fait pas de différence entre une association qui aide des personnes handicapées et les activités atroces du proxénétisme. Il est pourtant important de les distinguer, de ne pas faire l’amalgame, car ce n’est pas la même finalité, ni les mêmes enjeux ».

L’APPAS rappelle qu’elle est avant tout une association bénévole et n’en tire aucun revenu de l’accompagnement sexuel auprès des personnes handicapées. Elle a pour objet de promouvoir la connaissance et de permettre le développement de la personne dans le respect de la législation française en vigueur dans les domaines : de l’accompagnement à la vie affective, sensuelle et sexuelle des personnes en situation de handicap ; et des droits et libertés fondamentaux relatifs au corps et à l’esprit des personnes en situation de handicap.

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