Vinci, dans la tourmente, réaffirme son adhésion au Global Compact

chantier vinciVinci, l’entreprise française du bâtiment, attaqué fin mars par Sherpa qui l’accuse d’avoir recours au travail forcé sur des chantiers au Qatar, dans le cadre des travaux entrepris pour accueillir le Mondial 2022, n’a pas l’intention de se laisser faire et de laisser l’association altermondialiste écorner son image. En réponse à une plainte déposée par Sherpa auprès du parquet de Nanterre pour « Travail forcé », « Réduction en servitude » et « Recel », Vinci porte à son tour plainte pour « Diffamation ».

 

Les dires de Sherpa ne seraient que de pures « allégations », Vinci rétorquant que la société fait « mieux que respecter le droit local du travail et les droits fondamentaux », chaque collaborateur ayant libre accès à son passeport et les temps de travail et de repos étant strictement observés.

 

L’occasion pour Vinci de rappeler son attachement « à faire progresser les conditions de travail et les conditions de vie de ses salariés », mais aussi ses engagements en matière de « droits de l’homme, normes du travail, environnement et lutte contre la corruption », via son adhésion au Global Compact de l’ONU, depuis 2003. L’ONU décrivant ce dernier comme « un Pacte Mondial [qui] s’attache à promouvoir la responsabilité civique des entreprises afin que le monde des affaires puisse participer à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation ». En tant que signataire du Global Compact, Vinci se doit de respecter 10 principes :

  1. Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’Homme dans leur sphère d’influence ;
  2. Et à veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’Homme ;
  3. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de négociation collective ;
  4. L’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;
  5. L’abolition effective du travail des enfants ;
  6. Et l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession ;
  7. Les entreprises sont invitées à appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement ;
  8. À entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement ;
  9. Et à favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement ;

10. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin.

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