Vers une inscription du burn-out comme maladie professionnelle ?

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Dans le cadre des discussions menées à l’Assemblée Nationale ce mardi 26 mai 2015 concernant le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi, les députés français sont appelés à réfléchir sur la question du burn-out et quant à l’inscription de ce syndrome d’épuisement au nombre des maladies professionnelles, donc prises en charge à 100 % par la sécurité sociale, sous l’impulsion du député socialiste des Yvelines Benoît Hamon, qui souhaite que le burn-out soit reconnu comme tel et qui a déposé trois amendements en ce sens.

Les risques psychosociaux étant en progression dans les entreprises, selon Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, une réflexion sur la question du burn-out dont pourraient être victimes pas moins de 3,2 millions de salariés en France, selon une étude du cabinet Technologia présidé par Jean-Claude Delgènes, est la bienvenue. Laurent Berger se prononçant pour une reconnaissance de ce mal, sur l’antenne d’Europe 1. Un mal qui a un coût non négligeable pour la société, à savoir plus de 2 milliards d’euros, si l’on croit un rapport de Guy Lefrand, député UMP, membre de la commission des affaires sociales, et qui coûte plus cher à soigner qu’à prévenir, souligne Benoît Hamon, interrogé par Libération.

Benoît Hamon pointant du doigt les nouvelles conditions de travail, pour expliquer la montée en puissance du burn-out qui touche tous les salariés et pas seulement les cadres, ces dernières étant accusées d’épuiser et parfois de broyer des milliers de salariés, le député socialiste déclarant que : « Le burn-out est un défi social auquel nous devons répondre ». Pour Benoît Hamon, inscrire le burn-out au tableau des maladies professionnelles incitera les employeurs à revoir leur management, pour ne pas à avoir à « payer pour les dégâts qu’elles engendrent sur la santé des salariés », préférant ainsi la prévention en pariant sur l’effet dissuasif. Le burn-out pouvant coûter cher à l’entreprise, elle s’attacherait à lutter contre.

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