MyBucks et Opportunity International s’associent pour favoriser l’inclusion financière de 460 millions de citoyens non bancarisés en Afrique

© MyBucks

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Ce partenariat inédit entre une ONG internationale et une entreprise fintech de premier plan permettra de transformer des vies et de changer pour toujours le visage de la pauvreté dans les pays en voie de développement.

Opportunity, Inc., une organisation de microfinance de prochaine génération qui réalise des investissements philanthropiques et d’impact social pour stimuler et mettre à l’échelle des solutions innovantes pour la lutte contre la pauvreté mondiale, a signé une convention d’achat d’actions pour la vente de six banques desservant l’Afrique subsaharienne au MyBucks Group, une société de technologie financière (fintech) qui a son siège au Luxembourg et qui détient les trois marques GetBucks, GetSure et GetBanked. Opportunity International sera actionnaire minoritaire de MyBucks et conservera au moins un siège au conseil d’administration dans la société mère et un siège dans chaque banque. En outre, un financement sera proposé aux banques africaines pour garantir le maintien de l’impact social et de la responsabilité sociale. La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles et aux autorisations réglementaires de la banque centrale de chaque pays.

« Ce partenariat renforcera considérablement nos travaux qui contribueront à sortir un plus grand nombre de personnes de la pauvreté, à transformer leur vie et à consolider leur famille et leur communauté », explique Vicki Escarra, PDG mondial d’Opportunity International. « MyBucks stimulera notre mission en ajoutant d’importants capitaux, des ressources et un savoir-faire pour contribuer à favoriser l’inclusion financière des clients non bancarisés et sous-bancarisés partout en Afrique. Elle nous aidera également à réaliser notre objectif, qui est de créer et de maintenir 20 millions d’emplois d’ici à 2020, ce qui impactera 100 millions de vies partout dans le monde ».

MyBucks mène ses activités dans huit pays africains, à savoir l’Afrique du Sud, le Botswana, le Kenya, le Malawi, la Namibie, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe, ainsi que dans deux pays européens, l’Espagne et la Pologne. Avec ce partenariat, c’est la première fois qu’une société fintech acquiert deux banques pour jeter une passerelle entre les univers virtuel et traditionnel de la banque et permettre ainsi un accès plus rapide, plus efficace et moins onéreux aux services financiers pour les clients. En réalité, cette initiative va à l’encontre de la tendance mondiale actuelle qui veut que les banques rachètent des entreprises fintech pour ajouter de la valeur et développer leurs services.

« MyBucks apporte un certain nombre d’autres avantages aux banques, comme notamment l’intégration de la technologie de pointe pour les services bancaires numériques et mobiles afin de servir les clients même dans les régions le plus reculées d’Afrique », explique Escarra. « MyBucks augmentera également le nombre d’entrepreneurs PME et de micro-entrepreneurs desservis. Souvent, il s’agit de petites entreprises qui nécessitent des moyens financiers mais qui ont été rejetées par les banques traditionnelles. MyBucks fait appel à un processus complet d’analyse de crédit qui permet de placer rapidement et efficacement des ressources critiques entre les mains de nos clients ».

MyBucks estime que la gestion financière personnelle est un élément essentiel pour aider les clients à gérer leurs affaires financières, leur vie et leur famille. En alliant de façon unique l’innovation et la technologie de pointe, l’entreprise perfectionne le processus qui consiste à offrir des services bancaires, à créer du crédit et à accéder à d’autres services financiers à court terme via des solutions virtuelles et des applications technologiques évoluées.

« Il s’agit d’un partenariat innovant entre une organisation non gouvernementale internationale et une société fintech de premier plan en Afrique », explique Dave van Niekerk, PDG mondial de MyBucks. « Elle offre le meilleur des deux mondes en alliant les produits, le savoir-faire du crédit et la technologie de MyBucks au réseau, à la clientèle et au savoir-faire d’Opportunity International en ayant recours à des services financiers pour créer et développer des entreprises qui rompent le cycle de la pauvreté. Nous sommes heureux d’unir nos forces pour impacter et améliorer des vies en Afrique ».

Selon Van Niekerk, MyBucks recapitalisera toutes les banques en vue d’accélérer la croissance et de les aider à faire appel aux marchés financiers pour se financer par l’emprunt et mobiliser des capitaux. Après avoir obtenu l’autorisation réglementaire de la banque centrale pour la transaction MyBucks-Opportunity International, MyBucks envisage de recapitaliser sans tarder la banque du Malawi, suivie si nécessaire par les autres banques pour ne pas se laisser distancer par l’essor de leurs portefeuilles de prêts et l’accroissement du nombre de déposants.

Depuis 1971, Opportunity International a fait œuvre de pionnier pour les solutions financières via des institutions de microfinance (IMF). Au cours des 44 dernières années, l’organisation a sans cesse pu trouver les moyens de s’adapter à l’évolution des conditions et mobiliser ses ressources pour créer un impact durable sur la vie de ses clients en Afrique, en Chine, en Inde et dans d’autres régions du monde en développement.

« Lorsqu’Opportunity International a lancé sa campagne Banking on Africa en 2007, nous servions 1,2 million de personnes en Afrique, soit 1 personne sur 550 », explique Escarra. « Nous nous sommes fixés pour objectif d’impacter 30 millions de personnes avec des prêts, des dépôts et des assurances d’ici à 2015. Nous sommes très heureux d’avoir dépassé cet objectif. La population d’Afrique s’est accrue de 290 millions de personnes, et nous avons  impacté de façon cumulée 39 millions de vies, soit 1 personne sur 24 sur ce continent ». 

L’organisation est aujourd’hui en mesure d’exploiter ses ressources en investissant dans les IMF les plus performantes et en instaurant des partenariats dans les soins de santé, l’éducation et l’agriculture, les trois piliers de la transformation qui sont globalement reconnus par les professionnels du développement international.

Dans le cadre de cette convention, Opportunity International ouvrira des « centres de transformation » partout en Afrique pour offrir les services de proximité qu’elle proposait auparavant par l’intermédiaire des banques, y compris pour la formation à la gestion d’entreprise et financière, pour la gestion des performances sociales, pour les services éducatifs, pour les services conseils sur la santé, pour la formation agricole et pour d’autres services transformatifs et services de vulgarisation pour s’assurer que les clients rompent le cycle de la pauvreté, transforment leur vie et consolident leur famille et leur communauté.

Cette initiative qui consiste à associer des partenaires à ses banques est comparable à la décision prise en 2008 par Opportunity International d’associer d’autres investisseurs à MicroEnsure, qu’elle a lancée en 2006 comme la première organisation à offrir un filet de sécurité financier aux familles dans les pays en voie de développement. « Des capitaux supplémentaires ont permis à MicroEnsure de croître très rapidement et d’offrir une micro-assurance à un plus grand nombre de millions de clients supplémentaires que cela n’aurait été possible sans investisseurs supplémentaires ».

MicroEnsure a récemment été désigné « changeur de donne » et remporté le Transformational Business Award 2015 décerné par le Financial Times et la Société financière internationale de la Banque mondiale.

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