Les sociétés s’approprient la RSE, mais sans y trouver vraiment leur compte financièrement

 

RSE, barometre des enjeux RSELa responsabilité sociétale des entreprises : une démarche vertueuse transparente associant le respect de l’environnement, le souci d’un développement durable, l’adoption d’une certaine éthique dans les activités commerciales, le respect des droits de l’homme dans toute sa diversité… et qui favorise la performance économique des sociétés, ça, c’est sur le papier mais dans les faits, où en sont concrètement les entreprises en matière de RSE ? Le baromètre des enjeux RSE 2015, réalisé par Malakoff Mederic et l’ORSE (Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises), donne quelques éléments de réponse.

Ainsi, pas moins de 230 entreprises françaises ont été consultées en février – mars 2015 pour tirer un bilan qui, point positif, met en exergue une meilleure appropriation des concepts de la RSE, avec une hausse en matière de reporting concernant les actions menées et une forte volonté de communiquer, l’adoption d’une stratégie RSE étant considérée en premier lieu comme un moyen de véhiculer une image positive, avant même de préserver l’environnement ou répondre aux enjeux sociaux. Ces deux dernières considérations étant, cela dit, dans le top 3 des motivations des entreprises pour mener une politique RSE. Plus d’entreprises s’attachant en 2015 à identifier leurs risques environnementaux et sociétaux, via la réalisation d’audits pour la mise en place d’outils de prévention.

La seule ombre au tableau se cristallise autour de la notion de performance économique : financièrement parlant, les bénéfices des actions RSE ne seraient pas bien perçus et de ce fait, le manque de visibilité de retour sur investissement des actions menées les pénalise. Pour 44 %, cela constitue un frein indéniable, le manque de ressources financières et humaines étant également mis en avant comme obstacle que rencontre la mise en pratique de la RSE.

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