Les salariés d’Otis toujours en grève

© CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC

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Otis, le leader mondial de fabrication d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de trottoirs roulants doit depuis plusieurs jours faire face à une grève de bon nombre de ses salariés dans toute la France, la maintenance étant ainsi perturbée, les équipes d’astreinte ayant en effet débrayé dès vendredi dernier en Province ! Un mouvement social lancé pour une durée indéterminée par les syndicats : CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et qui, d’après les chiffres fournis par FO La Force syndicale, est largement suivi, soit 75 à 80 % des 4 500 salariés que compte le groupe en France, contre seulement un tiers selon Otis qui parle d’un mouvement assez diffus et qui, dans l’Hexagone, est en charge de la gestion de pas moins de 160 000 ascenseurs.

Avec un résultat net annoncé par FO de 222 millions d’euros en 2014 pour la société, les salariés d’Otis sont remontés contre leur direction qui, pour cette année 2015, leur refuse toute augmentation de salaire collective, dans un climat social déjà dégradé d’une part par un projet de plan social concernant 170 postes qui pourraient ainsi disparaître, outre des conditions de travail qui deviennent difficiles en raison d’une charge supplémentaire, dénoncent les salariés. Aucun accord n’ayant été trouvé dans la journée de lundi, la grève est toujours d’actualité aujourd’hui.

La dernière grève en date chez Otis en 2011 n’ayant pas apporté satisfaction, les salariés espèrent cette fois que leurs revendications seront entendues, « faute de quoi la grève pourrait s’éterniser » (celle de l’année 2011 ayant duré pas moins de neuf jours !), annonce l’intersyndicale qui pointe du doigt une situation plus tenable pour les salariés qui en ont « ras le bol », évoquant ainsi des salaires bas, un avenir incertain, une charge de travail en constante progression, une organisation du travail en perpétuel changement, ou encore une évolution de carrière insignifiante. Des actions sont déjà programmées pour demain, mercredi, comme à Lyon où le périphérique devrait être ralenti par des salariés d’Otis et Portis.

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