La Silicon Valley ou la discrimination ambiante

Silicon Valley

Ça tangue dans le navire des nouvelles technologies et industries de pointe qu’est la Silicon Valley aux États-Unis, cette dernière étant un peu secouée par des affaires mettant en lumière une flagrante inégalité de traitement entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Les femmes seraient-elles légèrement exclues de ce monde de l’innovation ? En tout cas, il semble qu’il ne fasse pas bon travailler dans ce milieu souvent décrit comme sexiste, misogyne.

 

Dans ce monde de « machos », plusieurs femmes montent aux créneaux pour dénoncer des pratiques totalement à l’encontre de leur épanouissement professionnel, comme Ellen Pao partie en guerre contre Kleiner Perkins, son ancien employé, se jugeant victime de discrimination (sa qualité de femme l’empêchant d’accéder à des promotions) et de harcèlement sexuels. Twitter, qui compte 30 % de femmes dans ses effectifs, devra également répondre aux accusations portées par un collectif, avec en tête Tina Huang : la discrimination envers les femmes serait encore au cœur du débat, toujours pour des questions d’avancement de carrière.

 

Le géant Google n’est pas épargné, notamment en la personne d’Eric Schmidt, son PDG qui a récemment été épinglé par la responsable diversité chez Google, Judith Williams, pour avoir eu un comportement inconscient discriminatoire, en interrompant à plusieurs reprises Megan Smith, alors qu’elle s’exprimait sur la diversité en entreprise et le sexisme !

 

Les mauvaises habitudes sont tenaces et la Silicon Valley a encore bien du chemin à faire pour une parfaite parité. En guise de conclusion à ce sujet épineux, une réflexion : à quoi bon vouloir congeler les ovocytes des femmes, comme le laissaient entendre Facebook et Apple, pour favoriser leur carrière en remettant à plus tard la maternité, si c’est pour leur offrir des promotions tout aussi gelées et les empêcher de parler ?

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