Conférence internationale pour le financement du développement durable

A l’ouverture de la 3è Conférence internationale pour le financement du développement durable ce lundi à Addis Abeba, le secrétaire-général des Nations-unies, Ban Ki-Moon, a appelé les pays membres à la « flexibilité » et au « compromis » pour parvenir à un accord.

« J’exhorte les dirigeants mondiaux et les ministres réunis ici cette semaine (…) à faire preuve de flexibilité et (de sens) du compromis. Laissons de côté ce qui nous divise et nos intérêts particuliers pour travailler ensemble au bien-être commun de l’humanité« , a demandé Ban Ki-Moon aux dirigeants et représentants des 193 Etats membres qui se réunissent dans la capitale éthiopienne jusqu’à jeudi pour se mettre d’accord sur un programme de financement du développement durable des quinze prochaines années (2015-2030 ), baptisé l' »Agenda de Développement post-2015 des Nations Unies« .

« L’agenda présente un cadre de financement ambitieux. Il nous met sur le bon chemin pour mettre en place l’agenda de développement post-2015 et les objectifs de développement durable. Le cadre est universellement inclusif, nous ne voulons laisser personne derrière« , a souligné le secrétaire-général des Nations-unies. Et de préciser : « Mais sans ressources, ces engagements resteront à l’état de déclarations d’intention. C’est pourquoi il est rassurant que l’action commence ici, avec vous« . L’objectif de la conférence est donc de trouver les financements nécessaires, en optimisant les mécanismes actuels, comme la gestion de l’Aide publique au développement (ADP) en provenance des pays riches qui représente en principe 0,7% de leurs richesses nationales, et aussi en attirant de nouvelles sources de financement en provenance du secteur privé.

Mais le désaccords sont en nombreux entre les pays du Nord et ceux du Sud. Les pays riches souhaitent dégager de nouvelles ressources par le recours aux financements privés et les revenus domestiques des pays concernés plutôt que par une augmentation de l’ADP. Ils demandent également que les pays émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil contribuent davantage à l’aide internationale. « J’espère que ce sommet verra les pays développés s’engager à consacrer au moins 50% de leur aide publique au développement aux pays les moins développés [dont la majorité (33 sur 49) sont africains, ndlr]… Des actions urgentes sont nécessaires pour renverser la tendance à la baisse de l’aide au développement vers les pays les moins développés« , a déclaré l’hôte de la conférence, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

 

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